lA NCLA
Droits et Libertés Nunavik est un organisme indépendant à but non lucratif dirigé par et pour les Nunavimmiut (Inuits du Nunavik).
La NCLA accepte le soutien de membres et d'administrateurs non inuits, mais seuls les Nunavimmiut peuvent voter aux assemblées des membres, et la majorité du conseil d'administration doit être composée de Nunavimmiut.
Nous n'acceptons aucun financement gouvernemental.
Notre objectif est d'améliorer la vie des Nunavimmiut en sensibilisant les gens, en préconisant le changement et en encourageant les initiatives inuites en matière d'emploi, d'art et d'entrepreneuriat.
Le Nunavik
La région connue sous le nom de Nunavik (qui signifie "l'endroit où nous vivons" en inuktitut) est une vaste zone du nord du Québec, bordée à l'est, au nord et à l'ouest par le Nunatsiavut (Labrador), la baie d'Ungava et la baie d'Hudson, et au sud par Eeyou Istchee (nation crie).
Le peuple inuit a habité l'Arctique canadien, y compris le Nunavik, pendant des milliers d'années avant l'arrivée des Qallunaat (non-Inuits), et a vécu un mode de vie nomade. À partir des années 1950 et 1960, les gouvernements canadien et québécois ont institué divers programmes et politiques dans le Nord qui ont eu pour effet de déstabiliser considérablement, de miner et parfois de détruire les traditions, les structures et le mode de vie des Inuits. Ces programmes comprenaient la sédentarisation et les déménagements forcés, l'abattage des chiens de traîneau, la création de pensionnats et d'externats, et le retrait des enfants inuits de leurs communautés.
Dans les années 1970, les gouvernements québécois et canadien se sont lancés dans un projet hydroélectrique massif à la Baie James qui aurait détruit d'immenses étendues de terres cries et inuites - le tout sans consultation ni permission des Cris ou des Inuits. Les Cris et les Inuits ont combattu le projet et ont obtenu la toute première ordonnance judiciaire au Canada reconnaissant que les peuples autochtones avaient des droits fonciers originaux antérieurs à l'arrivée des gouvernements coloniaux d'Europe. Cette injonction a rapidement été annulée par les cours d'appel canadiennes, mais elle a servi de base à la négociation du premier traité moderne au Canada en 1975, en l'occurrence entre les Cris et les Inuits d'une part, et les gouvernements fédéral et provinciaux d'autre part.
En vertu de ce traité, la Convention de la Baie James et du Nord québécois, le gouvernement a reconnu certains droits du peuple inuit à gérer les aspects du développement économique et social, de l'éducation et de l'environnement sur leur territoire, et la région du Nunavik a été explicitement reconnue. La CBJNQ a également reconnu explicitement que les gouvernements canadien et québécois étaient tenus de financer et de fournir des services de santé, d'éducation et d'autres services publics aux Inuits du Nunavik.
En échange, la CBJNQ a accordé aux gouvernements fédéral et provincial des droits sur le territoire. Les Canadiens continuent de tirer un grand profit de la CBJNQ, car elle leur permet de s'engager dans de grands projets de ressources naturelles dans le Nord, comme l'exploitation minière, l'hydroélectricité et la foresterie.
La CBJNQ demeure controversée chez de nombreux Inuits du Nunavik. Par exemple, beaucoup affirment qu'elle a été signée sans la permission de tous les Inuits, qu'elle a cédé des droits qui ne pouvaient pas être cédés, ou qu'elle a été obtenue sous la contrainte parce que le gouvernement menaçait de prendre les terres de toute façon.
Une chose est certaine : les gouvernements canadien et québécois n'ont pas respecté leurs obligations et leurs promesses de fournir des services et un soutien essentiels au Nunavik. Alors même que les Inuits du Nunavik reconstruisent et consolident leur culture et leurs traditions après des générations de colonialisme destructeur, ils sont confrontés à des logements, des soins de santé, une éducation et un emploi inadéquats et inégaux, ainsi qu'à une grave discrimination dans le système judiciaire. En conséquence, le Nunavik est surreprésenté dans de nombreux indicateurs de risque, tels que les taux de suicide, les interventions de protection de la jeunesse et l'incarcération.
Malgré ces obstacles, le peuple inuit reste fort et résilient, et continue à travailler pour rétablir l'égalité et la justice au Nunavik.
Nous espérons que vous vous joindrez à eux.
Foires aux questions
--LA NCLA--
Qu'est-ce que NCLA ?
La NCLA est une organisation indépendante qui sensibilise aux questions de droits civils et d'égalité et qui milite pour le changement au Nunavik, au Canada.
Comment a-t-elle été lancée ?
La NCLA a été fondé par des Inuits et des Qallunaat partageant les mêmes idées, qui croyaient en l'égalité, la dignité et l'amélioration des Nunavimmiut. En chantier depuis quelques années, elle a été constituée en organisation à but non lucratif en 2021.
Qu'allez-vous faire ?
Nos priorités actuelles sont les suivantes
- Observer, regarder et collecter des données
- Sensibiliser par le biais de diverses campagnes et tactiques
- Éduquer par la communication et la publication
- Créer des emplois
- Aider les organisations caritatives locales
- Intervenir et agir dans les tribunaux
- Promouvoir la culture et l'art
Puis-je adhérer ou comment puis-je aider ?
Oui, pour en savoir plus, cliquez ici : comment vous pouvez aider.
Le NCLA peut-il m'aider ou soutenir mon projet ?
Veuillez nous contacter.
--Le NUNAVIK--
Qu'est ce que le Nunavik ?
Le Nunavik (qui signifie " l'endroit où nous vivons " en inuktitut) est une vaste région du nord du Québec où vivent les Inuits depuis des centaines d'années. Il a été officiellement reconnu par les gouvernements fédéral et provincial dans la Convention de la Baie James et du Nord québécois en 1975.
Où est le Nunavik ?
Le Nunavik comprend 560 000 km de territoire dans le nord du Québec et est bordé à l'est, au nord et à l'ouest par le Nunatsiavut (Labrador), la baie d'Ungava et la baie d'Hudson, et au sud par Eeyou Istchee (nation crie).
Qui habite au Nunavik ?
Il y a 14 communautés au Nunavik, qui comptent environ 13 000 résidents. La grande majorité des personnes qui vivent au Nunavik sont des Inuits, mais certains non-Inuits y vivent, généralement pour des affectations professionnelles de courte durée (notamment à Kuujjuaq, la plus grande communauté).
Comment puis-je en savoir plus sur le Nunavik et son histoire ?
- Audlaluk, Larry. What I Remember, What I Know: The Life of a High Arctic Exile. Inhabit Media, 2020.
- Nungak, Zebedee. Wrestling with Colonialism on Steroids: Quebec Inuit Fight for their Homeland. Vehicule Press, 2017.
- Nungak, Zebedee and Sandiford, Mark. Qallunaat! Why White People Are Funny. National Film Board, 2006.
- Qumaq, Taamusi. Je veux que les Inuit soient libres de nouveau. Autobiographie (1914-1993). Jardin de givre, 2010.
- Watt-Cloutier, Sheila. The Right to Be Cold: One Woman's Story of Protecting Her Culture, the Arctic and the Whole Planet. Penguin Random House, 2015.
- The Inuit Way: A Guide to Inuit Culture. Pauktuutit Inuit Women of Canada, rev. 2006.
- Public Inquiry Commission on relations between Indigenous Peoples and certain public services in Quebec: listening, reconciliation and progress. Viens Commission, 2019.
- Final Report of the Honorable Jean-Jacques Croteau, Retired Judge of the Superior Court, Regarding the Allegations Concerning the Slaughter of Inuit Sled Dogs in Nunavik (1950-1970). Croteau, Jean-Jacques, 2010.
- Canada's Residential Schools: The Inuit and Northern Experience. Truth and Recoonciliation Commission, 2016.
Comment puis-je apprendre l'inuktitut ?
Des tutoriels et des applications en ligne sont disponibles sur le site :
- https://tusaalanga.ca/index.php/welcome-bienvenue
- https://blogs.library.mcgill.ca/apppropos/can-you-speak-inuktitut-do-you-want-to-learn/
Des cours en personne sont proposés :
- En Iqualuit, Nunavut : https://www.pirurvik.ca/
- A Montreal : https://nativemontreal.com/en/language
--ADHÉSIONS ET DONS--
Comment puis-je devenir membre ? Quels sont les avantages pour moi ?
Tous les membres du NCLA sont invités à assister aux réunions du NCLA et seront les premiers à être informés des dernières actions, programmes et initiatives du NCLA.
L'adhésion est gratuite pour les Inuits du Nunavik, qui ont également le droit de voter et d'élire les membres du conseil d'administration. Les membres non inuits sont invités à devenir membres de soutien pour seulement 5 $ par mois. Pour en savoir plus, clicquez membres.
Comment mon don sera-t-il utilisé ?
Tous les dons sont utilisés dans la poursuite des objectifs de NCLA. NCLA croit fermement à la transparence et les données anonymes et les détails sur les dons seront publiés dans notre prochain rapport annuel.
Fournissez-vous des reçus de dons canadiens ?
Non, nous sommes une organisation à but non lucratif qui fournit des reçus et des factures ordinaires, et non une organisation caritative qui fournit des reçus de dons donnant droit à un crédit d'impôt.
Acceptez-vous les dons des entreprises ?
Oui, veuillez nous contacter. Le parrainage de projets ciblés est également possible.
--PLUS--
Qu'est-ce que la protestation pacifique ?
La protestation pacifique est une pratique de longue date qui a permis d'atteindre des objectifs, tels que le changement social, grâce à une résistance et des actions non violentes. NCLA croit en la protestation non violente comme moyen de sensibilisation et d'amélioration de la condition actuelle des Nunaviimiut.
Comment cela peut-il se produire au Canada ?
Bien que le Canada s'enorgueillisse de son rôle de leader international et de défenseur des droits de l'homme, grâce aux efforts des militants autochtones et de leurs alliés non autochtones, les horribles vérités de l'histoire coloniale du Canada, ainsi que la discrimination et les inégalités auxquelles les autochtones sont confrontés au quotidien, sont enfin reconnues publiquement.
Nous sommes à un point tournant où la volonté politique pourrait enfin se manifester pour apporter un réel changement au Nunavik. Aidez-nous à faire avancer le changement en sensibilisant le public et en apportant votre contribution..
--PLUS--
Qu'est-ce que la protestation pacifique ?
La protestation pacifique est une pratique de longue date qui a permis d'atteindre des objectifs, tels que le changement social, grâce à une résistance et des actions non violentes. NCLA croit en la protestation non violente comme moyen de sensibilisation et d'amélioration de la condition actuelle des Nunaviimiut.
Comment cela peut-il se produire au Canada ?
Bien que le Canada s'enorgueillisse de son rôle de leader international et de défenseur des droits de l'homme, grâce aux efforts des militants autochtones et de leurs alliés non autochtones, les horribles vérités de l'histoire coloniale du Canada, ainsi que la discrimination et les inégalités auxquelles les autochtones sont confrontés au quotidien, sont enfin reconnues publiquement.
Nous sommes à un point tournant où la volonté politique pourrait enfin se manifester pour apporter un réel changement au Nunavik. Aidez-nous à faire avancer le changement en sensibilisant le public et en apportant votre contribution..
